J'Apprends l'agriculture à la maison  #OnVousRépond

Bonjour à tous !

 

Confinement semaine 2 : c'est  parti !

La semaine dernière, nous avons lancé l'initiative J'Apprends l'agriculture à la maison afin de faire découvrir de manière ludique l'agriculture aux enfants.

Suite à de nombreuses demandes, vous trouverez dans cette rubrique des informations pour les plus grands enfants et peut-être même pour les parents.

 

Restez chez vous, prenez soin de vous et cultivez-vous  ;)

 


Vendredi 3 avril 2020 - la question du jour :

Qu’est-ce qu’un bail rural ?

Le bail rural s'applique (exclusivement) à un bien immobilier, c'est-à-dire une terre ou un bâtiment à usage agricole. Il peut être conclu par deux personnes physiques ou morales

 

Le fermier doit respecter certaines obligations, notamment :

 

  • payer un loyer (fermage) ou partager la récolte (métayage)
  • exploiter le bien pour y exercer une activité agricole
  • obtenir une autorisation écrite et expresse du bailleur pour effectuer tout changement non prévu par le contrat de bail et visant à améliorer l'exploitation.

 

 

 

Chaque année, le loyer est actualisé conformément à l'indice national des fermages (voir fermage)

 

Il n’y a pas de bail rural pour :

 

  • une petite parcelle (location de terre agricole de petite surface dont le seuil est fixé par arrêté préfectoral, dans la Somme : 50 ares),
  • la vente d'herbe (vente à un tiers de la production d'herbe, de fourrage ou de foin d'une parcelle, à charge pour ce tiers de récolter) SI elle n'a pas un caractère permanent,
  • le contrat de prise en pension d'animaux (une personne accepte pendant une période donnée de loger et de nourrir des bêtes moyennant une rémunération pécuniaire ou en nature).

 

Le bail rural est conclu pour une durée minimale de 9 ans. Le bail rural peut être conclu pour une durée supérieure à 9 ans, il doit alors être signé par un notaire :

 

  • bail de 18 ans et plus,
  • bail d'une durée minimale de 25 ans,
  • bail de carrière d'une durée minimale de 25 ans conclu jusqu'à l'âge de la retraite.

 

Les différends concernant les baux ruraux relèvent en France d'une juridiction civile spéciale : le Tribunal paritaire des baux ruraux.

 

 

Source : https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31643

 


Mercredi 1er avril 2020 - la question du jour :

Qu’est-ce que la D.I.C.A.A. ?

La DICAA est la Déclaration de Cessation d’Activité Agricole. C’est un document administratif que reçoit chaque exploitant agricole de la part de sa caisse départementale de la Mutualité Sociale Agricole (MSA), quatre ans avant qu’il atteigne l’âge requis pour bénéficier de la retraite.

 

En effet, un agriculteur qui a l’intention de cesser son activité agricole doit en informer les autorités. Cette déclaration permet de connaître les exploitations à reprendre et facilite leur reprise pour de nouveaux exploitants.

 

 

Après l’avoir complété, l’agriculteur doit renvoyer ce formulaire, trois ans au moins avant sa date de départ en retraite, à la Chambre d’Agriculture de la Somme à l’attention du PAIT (Point Accueil Installation Transmission). Une fois réceptionnée, la Chambre d’Agriculture l’enregistre, transmet un exemplaire à la DDTM et envoie une copie accompagnée d’un accusé de réception à l’exploitant agricole.

 

 

Sauf en cas de force majeure, un exploitant agricole doit déclarer son intention de cesser son exploitation au moins 3 ans avant son départ prévu en retraite.

 

 

Attention : cette formalité n'est qu'une intention de départ à la retraite au moins trois années avant. Elle n’engage pas le chef d’exploitation sur les conditions de la cessation de son exploitation agricole. C’est bien lui, le chef d’exploitation et lui seul qui décidera de la date de son départ à la retraite.

 

 

Il est important d’insister sur le fait que cette déclaration n’est ni une demande pour déclencher le versement de la retraite personnelle, ni une demande d’autorisation à poursuivre la mise en valeur de l’exploitation.

 

 

A différents égards, il est important compléter et renvoyer ce document car dans certains cas de litiges fonciers au moment de transmettre, la DICAA est nécessaire pour obtenir une dérogation temporaire auprès de la DDTM pour poursuivre son activité sur l’exploitation tout en percevant la retraite.

 



 

Pour aller plus loin :

 

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/R11212

 

http://www.oise.gouv.fr/Politiques-publiques/Agriculture/Les-aides-en-agriculture/Installation-en-agriculture/La-Declaration-d-Intention-de-Cessation-d-Activite-Agricole-DICAA

 

https://hautsdefrance-sinstallertransmettreenagriculture.fr/actualites-du-pait/detail-de-lactualite/actualites/la-dicaa-bientot-dans-vos-boites-aux-lettres-1/

 


Mardi 31 mars 2020 - la question du jour :

A quoi servent les pierres au bord des champs ?

Rien ne ressemble plus à un champ qu’un autre champ… Ainsi, comment savoir quelles sont les limites d’un terrain agricole ?

 

Pour se repérer dans la plaine, les agriculteurs se repèrent grâce à des bornes disposées au bord des parcelles. Ces bornes sont nécessaires afin de matérialiser la limite d’un champ.

 

Les bornes peuvent voir différents aspects : pierres, blocs de béton, tuyaux, piquets…Elles matérialisent les limites de propriété qui devient ainsi visible pour toutes les personnes concernées.

 

 

Il existe des plans de tous les terrains, entre autres agricoles, réunis dans un document appelé cadastre. C’est un registre dressant l’état de la propriété foncière d’un territoire : qui possède quelle(s) propriété(s). Vous pouvez consulter, même à titre personnel, le cadastre sui le suite Géoportail.

 


lundi 30 mars 2020 - la question du jour :

Comment se calcule le fermage des terres agricoles ?

Le montant du loyer évolue chaque année en fonction de l'indice national des fermages.

 

 

Selon l’arrêté ministériel du 12 juillet 2019, l’indice est de 104,76 soit une augmentation de 1,66 %.

 

 

Calcul du fermage pour les baux en cours (du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020)

 

Fermage 2019 = fermage payé en 2018 x 1,0166

 

Exemple : fermage 2018 = 623,51€. Donc fermage 2019 = 623,51 x 1,0166 = 633,86€

 

 

Ou formule de plus en plus désuète

 

Fermage 2019 = nombre de quintaux indiqué dans le bail x 27,70€*

 

(*27,70 € correspond au prix du blé fermage applicable uniquement dans la Somme à compter du 1er octobre 2019)

 

 

Pour rappel, c’est au fermier d’établir le fermage.

 

 

N’oubliez pas de prendre en compte la taxe foncière dans le calcul du fermage.

 

 

Source : https://hautsdefrance.chambres-agriculture.fr/exploitation-agricole/gerer-son-exploitation/fermages-baremes/

Illustration: Action Agricole Picarde

 


Vendredi 27 mars 2020 - la question du jour :

Est-ce qu'on peut manger la croûte des fromages ?

Lorsqu’un fromage s’affine, il se forme une croûte autour de ce dernier. Peut-on la manger ? Réponse : oui et non, tout dépend des fromages et des situations.

 

 

C’est avant tout une affaire de goût. La plupart des croutes sont comestibles et plutôt savoureuses, si bien que certains les délaisseraient pour rien au monde

 

 

Pour les fromages à  pâtes molles à croûte fleurie comme : le camembert, le brie, le coulommiers, le chaource, le saint-marcellin… ou lavée telle que le munster, l’époisses, le curé nantais, le maroilles…, les bleus et certaines pâtes pressées non cuites à croûte moelleuse comme la raclette se dégustent avec leur croûte (sauf si on n’aime pas !).

 

 

Pour les fromages à pâte pressée non cuite, les croûtes couvertes d’une fine couche de cire ou de paraffine (edam, mimolette, gouda…) ne sont pas comestibles.

 

 

D’autres ne sont pas impropres à la consommation mais trop dures pour être dégustées telles quelles : c’est le cas des

 

Les pâtes pressées cuites comme par exemples le Comté, ou le Parmesan (Parmigiano Reggiano) qui  peuvent être consommées mais elles sont généralement trop dures pour être dégustée en l’état. Petit conseil : lavez-les et conservez-les pour les mettre dans une prochaine soupe pour lui donner encore plus de saveurs !

 

 

Enfin, les femmes enceintes et les jeunes enfants ne doivent pas manger les croûtes des fromages. En effet, les bactéries telles la listeria se développant généralement dans les croûtes.

 

 

 

Et vous, aimez-vous manger la croûte des fromages ?

 

 

 

Pour aller plus loin : 

https://www.produits-laitiers.com/questions-pas-betes-vous-saurez-tout-sur-le-fromage/

 

https://www.quiveutdufromage.com/as-les-croutes-de-fromage-des-concentres-de-bienfaits

 

https://www.laboitedufromager.com/peut-on-manger-les-croutes-du-fromage/

 


Jeudi 26 mars 2020 - la question du jour :

Qui peut cultiver des terres agricoles ?

 

Afin de pourvoir exploiter une terre, un fermier doit avoir un bail rural s’il n’est pas propriétaire des terres et être en conformité avec le contrôle des structures.

 

Sont soumis au contrôle des structures les reprises de terres dans les cas suivants :

  • toute opération agricole supérieure à 90 hectares
  • toute opération agricole distante de plus de 20 km de du siège de l’exploitation.

Les dossiers qui sont soumis à l’avis consultatif de la CDOA sont les suivants :

  • Existence d’un rang de priorité supérieur avec un concurrent (voir ci-après)
  • Remise en cause de la viabilité de l’exploitation de l’ancien fermier
  • Agrandissement supérieur à 180 hectares par unité de travail annuel non salarié (UTANS)
  • Si cela entraine une réduction du nombre d’emplois (permanent ou salarié) chez l’ancien fermier

Rangs de priorité :

  1.  Installation à titre principale ou secondaire d’un agriculteur s’installant avec les aides nationales ou régionale pu reprise à titre principal par le conjoint collaborateur suite au départ en retraite de l’exploitant ou en cas de décès de l'exploitant pour maintenir l’activité économique de l’exploitation
  2. Installation ou renforcement d’une exploitation existante pour atteindre 90ha après reprise
  3. Réinstallation d’un agriculteur à concurrence de la surface dont il a été privé
  4. Agrandissement et maintien de la surface pour atteindre 90ha après reprise par UTANS
  5. Agrandissement et maintien de la surface pour atteindre entre 90ha et 135ha après reprise par UTANS
  6. Agrandissement et maintien de la surface pour atteindre entre 135ha et 180ha après reprise par UTANS
  7. Toute autre situation

Mercredi 25 mars 2020 - la question du jour :

A quoi servent les écrans dans les cabines des tracteurs ?

Aujourd'hui c'est Hugo, agriculteur dans la Somme qui vous parle des équipements présents dans la cabine de son tracteur.

Le GPS permet de suivre l'autoguidage, en effet certains tracteurs se pilotent seuls. Sur l'écran, on peut contrôler le travail effectué. Ici, il s'agit d'un chantier de semi de betteraves. En jaune apparaissent les planches (groupes de rangées) déjà semées. Cela permet d'obtenir un travail précis et donc de l'optimiser.

 

L'autre écran contrôle tous les indicateurs liés au tracteur : régime moteur, consommation de fuel, la position de l’attelage à l'avant et à l'arrière (où sont accrochés les outils agricoles)....

 

Enfin, Hugo a spécialement dans son tracteur une tablette avec le planning des travaux des champs qu'il doit réaliser puisqu'il travaille pour une CUMA, une Coopérative d'Utilisation de Matériel Agricole. C'est à dire qu'il a acheté du matériel agricole en commun avec d'autres agriculteurs qu'ils utilisent à tour de rôle et il consacre une partie de son temps à conduire ces outils pour la CUMA. 

 


Mardi 24 mars 2020 - la question du jour :

Pour notre alimentation il existe de nombreux labels, comment s’y retrouver  ?

Il existe de nombreux signes de l'origine et de la qualité (SIQO). Voici leur signification.

La qualité liée à l'origine -> IGP, AOC et AOP (plus de 7 000 produits)

  • l'IGP ou Indication géographique protégée : pour les produits dont les caractéristiques sont liées à un lieu géographique particulier pour au moins leur production ou leur transformation. Tout cela selon des conditions bien déterminées. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l'Union européenne. Exemples : le riz de Camargue IGP, le Jambon de Bayonne IGP, le Saint-Marcellin IGP...
  • l’AOP ou Appellation d'origine protégée : pour les produits répondant à un cahier des charges précis. Toutes les étapes de fabrication sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même zone géographique. Exemples : le Comté AOP, l'huile d'olive de Nîmes AOP, le poulet de Bresse AOP, le Picodon AOP...
     
  • l’AOC ou Appellation d'origine contrôlée : pour les produits qui répondent aux mêmes critères que l'AOP. Ce signe permet la protection du nom du produit sur le territoire français en attendant son enregistrement et sa protection au niveau européen. Cette AOC peut aussi être octroyée à des produits non-concernés par l'AOP, comme le bois. Par ailleurs, dans le secteur viticole, l'AOC est une mention « traditionnelle » : elle peut donc être reconnue et protégée au niveau européen. Exemples : le piment d'Espelette AOC, le cidre du Cotentin AOC, le Champagne AOC, le Chablis AOC...

 Promouvoir une qualité supérieure -> Label rouge

  •  Le Label rouge (LR) est attribué à des produits alimentaires ou agricoles non transformés qui possèdent des caractéristiques spécifiques. Grâce à des conditions particulières de production ou de fabrication. Ces produits labellisés proposent un niveau de qualité supérieure. Le Label rouge n'existe qu'en France. Exemples : l'agneau fermier Label rouge, l'ananas Victoria Label rouge, les sapins de Noël Label rouge...

La reconnaissance d'une recette traditionnelle -> STG

  • La Spécialité traditionnelle garantie (STG) est un signe européen qui protège une recette. Il est alors question de la composition d’un produit ou de la manière dont il est fabriqué traditionnellement. Exemples : les moules de Bouchot STG, le lait de foin STG...

La qualité liée à l'environnement -> AB

  • La réglementation européenne et le logo « Eurofeuille » permettent d'identifier les produits issus de l'agriculture biologique. Accompagnés de la marque « AB », ils garantissent un mode de production respectueux de l'environnement et du bien-être animal. Les règles qui encadrent le mode de production biologique sont les mêmes dans toute l'Europe, et les produits importés sont soumis à des exigences équivalentes.

Pour aller plus loin : https://agriculture.gouv.fr/ce-quil-faut-savoir-sur-les-signes-de-qualite-et-de-lorigine-europeens-et-francais


Lundi 23 mars 2020 - la question du jour :

Propriétaire, fermier, bailleur métayer : qui fait quoi ?


 

Le bailleur, confie à un preneur : le fermier, le soin de cultiver une terre respectant un contrat appelé bail.

 

Le fermier paye à son bailleur, le propriétaire des terres qu’il cultive, une somme d’argent annuellement appelée fermage. Contrairement au métayer qui lui donne une partie de sa récole au bailleur.

Le bailleur, confie à un preneur : le fermier, le soin de cultiver une terre respectant un contrat appelé bail.

 

Le fermier paye à son bailleur, le propriétaire des terres qu’il cultive, une somme d’argent annuellement appelée fermage. Contrairement au métayer qui lui donne une partie de sa récole au bailleur.


#OnVousRépond

Concept et rédaction : DUCHATEAU Colette

Contact presse : BRUNET Édouard  - responsable communication JA Somme

jeunesagriculteurs80@gmail.com