Conférence de presse : JA80 et FDSEA80 se mobilisent

 

 

 

Mercredi 11 septembre 2019, Jeunes Agriculteurs Somme et la FDSEA80 se sont associés à l'occasion d'une conférence de presse afin de faire part de leur profonde incompréhension et de leur écœurement face face à des pratiques politiques qui cultivent les peurs.

 

Depuis quelques semaines, les agriculteurs ont été donnés en pâture au lobbying de l’écologie punitive. Ils sont mis sur le banc des accusés comme de vulgaires criminels suite aux annonces du gouvernement sur la mise en consultation d’un décret, projet de décret et d’arrêté visant à interdire l’usage des produits phytosanitaires sur une distance variable dans les champs cultivés et contigus à des zones habitées.


ZNT : Participez à la consultation publique

Le projet de décret et d’arrêté concernant l’application de la loi EGAlim en matière de protection des personnes a été mis en consultation lundi 9 septembre 2019.

 

Ces projets présentent les modalités d’élaboration des chartes riverains et les distances minimales à respecter lors de l’application des traitements phytosanitaires, il prévoit que soient mis en place des zones de non-traitement (ZNT) autour les lieux d’habitation :

  • 10 mètres pour le traitement des parties aériennes pour l’arboriculture, la viticulture, les arbres et arbustes, la forêt, les petits fruits et cultures ornementales de plus de 50 cm de hauteur, les bananiers et le houblon
  • 5 mètres pour les autres utilisations agricoles et non agricoles

L’arrêté prévoit que les distances seraient réduites à 5 et 3m par la mise en œuvre de mesures de protection des riverains formalisées dans les chartes d’engagement. Ces dernières devront intégrer à minima les mesures de protection suivantes :

  •  des modalités d’information préalable des résidents
  • des distances de sécurité et, le cas échéant, des mesures apportant des garanties équivalentes et permettant de réduire ces distances

 

Jeunes Agriculteurs Somme s'oppose à toute notion de distance et souhaite privilégier les solutions locales et concertées comme la Charte de bon voisinage sur laquelle nous travaillons depuis plusieurs mois avec toutes les parties prenantes et invite chacun à contribuer à la consultation publique lancée par le gouvernement.